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(guides religieux)

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Quelques figures religieuses

  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    El Hadji Momar Rokhy Gadji dit Baye Gadji après son initiation qui dura quatre ans auprès de Cheikh Ibrahima NIASS s’est retourné au Djoloff sur conseil de Seydi Aliou Cissé pour répandre la Faydatoul Tidjania. Plus tard en 1954 Cheikh Ibrahima NIASS lui rendit une visite officielle de quatre jours à Guént-ba (ancien site). Cette visite de quatre jours riches en enseignement sera un grand pas pour l’expansion de la Fayda dans cette zone du Sénégal et permettait d’installer Baye Gadji officiellement comme son Khalifa dans Djoloff. Le Cheikh s’appuya sur ses grands compagnons pour accomplir sa mission sur terre dont on peut citer : Tafsir Abdou Rahmane Mangane, El Hadji Samba Binta Coundoul, El Hadji Samba Nosso Coundoul, El Hadji Amath Tall, El Hadji Adama Coundoul, El Hadji Mouhamadou Rokhy Gadji pour ne citer qu’eux.
    Tafsir Abdou Rahmane, fidèle compagnon du Cheikh et grand connaisseur de la juriste prudence islamique fut son bras droit et son plus proche conseiller. Il écrivait les correspondances se chargeait des questions de droit islamique et initier les fidèles à la fayda tidjania. Il obtient son idjaza auprès de Cheikh Ibrahim au même titre que le Cheikh mais cela ne l’empêcha pas d’être disciple et fidèle compagnon de son ami Cheikh Baye Gadji. Au même titre que Tafsir Abdou Rahmanne, El Hadji Samba Bineta aussi obtient son idjaza auprès de Cheikh Ibrahim NIASS puis accepta d’être compagnon et disciple du Cheikh. Il se chargeait de l’enseignement coranique et de diriger les cinq prières à la mosquée à l’exception de la prière du yawma jumha de vendredi celle de l’ Aid El Kebir & Aid El Filtr (tabaski, korité) dont se chargeait le Cheikh lui-même. El Hadji Samba est réputé d’être un musulman pieux un fervent disciple un éducateur et un travailleur qui aimait cultiver la terre, d’ailleurs il effectua son pèlerinage au lieu saint de l’islam après une récolte de ses champs d’arachides. El Hadji Samba Bineta rendit l’âme et laissa derrière lui une vie rempli de sagesse, son fils Mame Ibra Coundoul le succéda il est aujourd’hui le vice imam de la grande mosquée de Nguith. El Hadji Samba Nosso alias le BOSS, un grand disciple et fidèle compagnon du Cheikh connu de son attachement aux règles de droit islamique, son amour envers l’islam, et de sa générosité à partager et à financier les activités du Cheikh ce qui lui valut le surnom de Boss que l’appelait le cheikh. El Hadji Mouhamadou Rokhy Gadji le frère cadet du Cheikh surnommé le bâtisseur et l’éducateur fut un fervent disciple et compagnon de son frère ainé. El Hadji Amath Tall est connu de son amour incommensurable envers le Cheikh son attachement, sa détermination dans les grands chantiers du Cheikh est connu de tous. Il s’installa à Dakar et combina le temporel et le spirituel afin de répandre la pensée du Cheikh dans la capitale du Sénégal. Employé à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (Dakar) poste qui lui permettait de dirigeait l’accueil de Mawlana Cheikh Ibrahima NIASS au départ et à l’arrivé de ses multiples voyages à travers le monde. En plus d’être un homme religieux El Hadji Amath Tall fut un homme politique qui militait au parti socialiste il participait dans les réunions de prise de décision de sa municipalité pour sauvegarder et défendre les intérêts de sa communauté. Il fut un rassembleur, un homme généreux qui dépenser sans compter pour venir en aide à sa communauté, de plus il fut un guide spirituel et connaisseur des sciences islamique il reçut son idjaza des mains de Cheikh Ibrahima NIASS mais se rejouait d’être le compagnon et fidèle disciple de Cheikh Baye Gadji. El Hadji Amath s’éteignit le 27 juin 2005 à Dakar, il repose aujourd’hui dans le mausolée de baye Gadji à gauche de l’entrer près de Tafsir Abdou Rahmane Mangane. Son œuvre est toujours perpétuée à Dakar, son engagement envers sa communauté est salué unanimement à Guédiawaye et un boulevard lui est dénommé officiellement par délibération du 2018 de la mairie de Ndiarémé Limamoulaye. El Hadji Adama Coundoul plus connu sous le nom de Pa Ada Faty fut un homme de dieu d’une simplicité exemplaire et d’une connaissance avéré en science islamique. Il passait tous son temps à former la jeunesse et à les inciter à l’adoration d’Allah, à l’amour du prophète et à apprendre les écrit de baye niass. En ce sens il offrait chaque année des billets pour le pèlerinage vers Medina baye aux jeunes qui mémorisaient le plus de poèmes de Baye Niass. Il résidait à Dakar près d’El Hadji Amath Tall et ensemble ils constituaient un tandem pour l’expansion de la fayda dans la capitale. Il était un modèle, un bouclier qui empêchait aux jeunes du village résidant à Dakar de perdre de repère, il leurs rappelait toujours d’où ils viennent et prêchait la parole divine avec une éloquence et une pédagogie qui retenait ses auditeurs. El Hadji Adama rendit l’âme le 17 avril 1996 à l'hôpital principal le Dantec de Dakar et repose aujourd’hui dans le mausolée de son oncle et Cheikh El Hadji Momar Rokhy Gadji que la terre lui soit légère amen.
    Ousmane
    Ousmane Gadji ; Thiés, Sénégal ; avril 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Baye Gadji, vivificateur de la Fayda au Djoloff
    Nguith (Guent-Ba, ancien site), un village mythique situé à deux kilomètres environ de la ville de Linguère, a vu naitre Baye Gadji , son vrai nom EL Hadji Moamar Rokhy Gadji. Né en 1911 coïncidant avec le calendrier musulman, à l’année 1329 de l’Hégire du Prophète Muhamed (SAW) , Baye Gadji est issu d’une digne lignée religieuse musulmane : noble, vertueuse, endurante ; observant la crainte d’Allah dans toutes les œuvres et les épreuves de la vie.
    Sa mère Rokhy Maty Coundoul fille de Birame Ndiémé Coundoul est d’une lignée noble. Son père Alpha Rokhy Gadji, fils de Mbacké Gadji, fut un éminent et illustre érudit musulman. Véritable exégète de la science coranique et un fervent adepte de l’enseignement du Prophète (P.S.L), Alpha Rokhy Gadji éleva ses enfants dans les préceptes de l’Islam. Et, parmi eux1 va se distinguer celui qui sera le chantre de l’Islam et le vivificateur de la Fayda Tidjanya dans le Djoloff, l’illustre Momar Rokhy Gadji, Gaïndé Rokhy Gadij, qui nous intéresse. Les lignes qui vont suivre tenteront de rendre aussi fidèlement la vie de ce grand et vénéré missionnaire sur les chantiers d’Allah.

    Son éducation et sa formation
    Le Cheikh apprenait le coran sous la direction de son père, qui fut un illustre savant et homme de dieu. Après le décès de son père, Mawlana Baye Gadji s’investit de la noble mission de perpétuer l’héritage aïeuls. Servir Allah dignement. Sacerdoce qui va le conduire auprès des différents foyers religieux distingués du Djoloff, malgré les contestations inutiles d’un des frères de son père, Amadou Matar Gadji2 . Rappelons le Djoloff a toujours été un grenier de l’Islam au Sénégal et comptait de très réputées écoles coraniques dont les plus célèbres sont : l’école d’El hadji Daouda Dia de Mbeuleuké, l’école de Cheikh Amath Diama Gaye de Ngayenne, l’école de Serigne Abdou Ndieme de Mboula, et celle de Serigne Momar Mbengue Lecor de Linguère. Baye Gadji les fréquenta3 toutes et de façon assidue et d’une remarquable et rare dévotion. Rattrapé par les obligations familiales il finit par intégrer la dernière nommée, celle de Serigne Momar Mbengue Lecor de Linguère, non pas uniquement du fait sa proximité de Nguith, mais aussi par la révérence majestueuse que lui reconnaissait le Djoloff en matière coranique. De là, il allia études coraniques et obligations familiales à la fois. Il a donc grandi dans le giron de l’homonyme de son fils ainé Serigne Momar Mbengue Lecor. Ce dernier caractérisé par la chasteté, la crainte révérencielle, la bravoure, la vertu, une grande éducation, et par une grande dévotion, lui apprit le coran. Et par la même dévotion et la par la même ferveur, Baye Gadji assimila très rapidement le Coran et la Sunna. Et, de là, rien ne lui résistait même pas les sciences classiques, celles qui sont énoncées (Mantuqa) et celles qui sont inspirées (Mafhuma). Ainsi il séduisit son maitre coranique qui, énormément, plaça beaucoup de confiance en lui, en lui confiant une partie de ses disciples pour qu’il assure leurs formations. Il passait l’été à Saloum précisément dans la ville de Kaolack avec les disciples que lui confiait Serigne Momar Mbengue, et de la naquit sa rencontre avec le maitre soufi Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass.

    Sa rencontre avec Cheikh Ibrahima Niass
    A bas âge il manifestait des signes patents de réussite, un jour il alla labourer les champs de son père et soudain il entendit une voix avec un son aigu lui dire « Momar Rokhy tu reste là alors que la Fayda chemine vers Fouta ». Aussitôt il tomba en transe, dès qu’il reprit connaissance il alla voir son père lui confier la prophétie qui lui est révélée et ce dernier lui signifia ceci « Momar l’orage qui souffle vers Saloum te laissera pas indifférent ». Partit à Kaolack avec quelques disciples que lui avait confiés son marabout, pour passer avec eux l’été afin de pouvoir leurs apprendre son métier de vannier et d’assurer leurs éducations. Il eut échos de la Fayda et aussitôt il se rappela de la prophétie qui lui était révélé et il s’intéressa à la Fayda et décida de rencontrer le maitre soufi Baye Niass, qui disait « mon dessein est de conduire l’humanité vers le créateur qu’est Allah ». Par l’entremise de El Hadji Amath Khoudia Ndour il rencontra Cheikh Ibrahima Niass et aussitôt il lui demanda de l’amener à accéder à l’essence divine. Cheikh Ibrahima le confia à un de ses Moukhadam du nom de Mame Amath Maty Sarr qui veilla sur son initiation. Sa détermination son dévouement son engagement avait dépassé ce dernier qui le retourna vers Cheikh Ibrahim.Baye Niass se chargea personnellement de son initiation jusqu’à lui donner son idjaza qui le plaça au niveau de Cheikh et le permit d’initié à l’ésotérisme ses disciples. Après son initiation il décida de rester à Kaolack près du Cheikh, mais Seydi Aliou Cissé lui conseilla de retourner au Djoloff pour prêcher la parole divine et répandre la Fayda. Baye Niass lui conseilla de ne pas critiquer les pratiques païennes de son peuple et lui rappela ces versets « O vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez une troupe (mécréant), soyez fermes et invoquez beaucoup Allah afin de réussir. Et obéissez à Allah et à son Messager ; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurant, car Allah est avec les endurants ». Je rappelle qu’à l’époque le village était le centre des activités folkloriques dans le Djoloff où lutte, danse, jeux au hasard constituaient les principales activités.
    En 1952 il effectua son pèlerinage à la Mecque, il eut honneur de partager avec Ibrahima Niass le même navire d’embarcation . Dès son retour, en 1954 Baye Niass lui rendit une visite officielle de quatre jours avec dans sa délégation Cheikh Ahmed Tidjane Niass son fils et actuel Khalifa, une visite qui illuminera tout Djoloff et installa Baye Gadji comme Khalifa de Baye Niass dans Djoloff. Chantre de la Tidjanya, par ailleurs de la Fayda au Djoloff, ses disciples ne cessent d’augmenter, de jour en jour. Ils formèrent deux groupes l’un dénommé Mouhadjirine (regroupait ses premiers disciples on peut citer : Amadou Madjiguene Coundoul, Baba Codou Coundoul, Diangane Mangane etc.) l’autre Ansar (constituait par la deuxième génération). S’appuyant de ses deux groupes Baye Gadji mena des expéditions dans tout le Djoloff pour répandre la Fayda avec au premier rang son ami et compagnon Tafsir Abdou Rahman Mangane, ensemble ils ont réussi à répandre la Fayda dans le Djoloff mieux dans le territoire nationale et même à l’international.

    Quelques qualités du cheikh
    Baye Gadji possédait de très belles et nobles qualités, toutes marquées du sceau de la complétude lesquelles suscitaient l’attirance de tous ceux qui le connurent. Il entretenait d’excellentes relations avec tous les érudits de Djoloff. Il ne proférait que les meilleures paroles et était d’une grande générosité. Il était véridique et son cœur pur était rempli de crainte pieuse. Il n’était pas prisonnier du repos et ne connut jamais de moments de répit. Il tenait en estime ses disciples et les couvrit de bienfaits qui les lièrent à sa personne, et, comme il pratiquait, il les exhortait à s’investir et à dépenser leurs biens dans les chantiers d’Allah et de n’avoir crainte qu’en Allah. En ce sens il disait « l’avare et le pleutre ne peuvent pas cheminer avec moi » , il plaçait une confiance totale en Allah et nourrissait d’un amour inouï envers Cheikh Ibrahim Niass qu’il appelait Maissa Gueye. S’ils s’avèrent qu’il n’a pas écrit de livre pour la postériorité il n’en demeure pas moins qu’il a formé plusieurs érudits qui perpétuent son œuvre.
    Le samedi 29 aout 1993, le jour s’assombrissait, le ciel devenait clément,
    l’atmosphère était calme, le champ des oiseaux rythmé d’une mélodie d’émotion, qui, s’entendait de loin.
    Le soleil se coucha et la nuit tomba aussitôt le muezzin appela à la prière de I’cha et soudain la nouvelle tomba
    qu’El Hadji Momar Rokhy Gadji est parti avec les anges rejoindre le Seigneur, Allah, à l’âge de 82 ans.
    Ce fut à l’hôpital principal de Dakar, et sa dépouille auréolé d’un halo de pureté fut rapatrié à Djoloff où il fut enterré dans le mausolée sis devant la mosquée.
    Que la miséricorde et la grâce d’Allah illumine sa tombe et que sa lumière illumine nos cœurs et guide nos pas amen !

    1 Rokhy Gadji et Rokhy Maty Coundoul avaient six enfants trois filles (Faty alpha, Amy Rokhy, et Rokhy Sadio) trois garçons (Isma Rokhy, Momar Rokhy dit Baye Gadji, et Mamadou Rokhy). Baye Gadji avait deux demi-frère Aliou Gadji et Baba Daga Gadji.
    2 Nous tenons à préciser que l’opposition d’Amadou Matar Gadji, frère du père de Baye Gadji, à l’idée de laisser Baye Gadji partir apprendre les préceptes islamiques, n’avait rien de suspects. Nullement contre son vœu pieux d’acquérir une parfaite maitrise des sciences coraniques et de la tradition prophétique. Rappelons-le, la lignée dont il est issu maitrisait le coran et pratiquait l’Islam déjà depuis plusieurs générations. Seulement la perte du Grand Alpha Rokhy Gadji, son père, devenait, compte tenu de l’organisation sociale et culturelle de la famille africaine et sénégalaise particulièrement, une obligation pour Baye Gadji de prendre les rênes de la famille et succéder son père dans les obligations familiales. Voilà ce qui motivait les contestations disons d’Amadou Matar Gadji.
    3Il eut plus tard de belle relation avec ses foyers religieux qu’il n’avait pas eu l’occasion de les fréquenter toutes à son bas âge.
    4Sourate 08 verset 45,46
    Ousmane
    Ousmane gadji ; Thiés, Sénégal ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!

    A la mémoire de Tafsir Abdou Rahmane MANGANE
    Sur sa filiation et sa vie
    Connu sous le pseudo de TAFSIR et sous le nom patronimique de MANGANE Abdourahmane, ce grand érudit de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass (RTA) et compagnon de EL Hadji Momar Rokhy Gadji, était bien connu dans toute l’étendue du territoire du Djoloff. Né en 1910 à Nguith, Tafsir Abdou, surnom que lui a décerné Baye GADJI, a perdu très tôt son père du nom de Diangane et sa mère Oumy Coundoul. Ses épouses : Mame Fatou Djaly Coundoul, Mame Astou Coumba Beye, Mame Fama Thiam et Mame Fatou Gueye Coundoul. Ses fils : Samba Nosso, Momar Mbengue, Baba Mangane, Cheikh Mangane, Djiby Mangane, Diangane Mangane ainsi que El hadji Mangane. Ses filles : Marame Sow Mangane, Bigué Mangane, Diaby Mangane, Ngoné Mangane, Astou Mangane, Boury Seyni Mangane, Rama Mangane ainsi que Sophie et de Rokhy baba Mangane. Il fut alors éduqué par l’illustre Baba Maty Mangane et Rokhy baba Gadji . Fils unique de ses parents, Tafsir Abdou fut initié au coran par son propre père et la seule fois où il quitta son village natal (Nguith), ce fut pour aller élargir ses connaissances en charia auprès de Serigne Momar Mbengue de Linguère en compagnie de El hadji Momar Rokhy Gadji et de Samba Bineta . Sans aucun doute, Tafsir Abdou faisait l’unanimité dans toute l’étendue du territoire de Djoloff à travers son compagnonnage avec les illustres Guides religieux du terroir EL Momar Rokhy Gadji et de Samba Bineta Coundoul y compris par EL Hadji Samba Nosso Coundoul, un de ses meilleurs amis.

    Son impact sur la Charia et la Sounna
    Il fut une personne très inspirée et très douée dans l’éducation coranique, de la charia ainsi que les différentes branches qui constituent des démembrements de l’islam et de la Sounna. S’il s’avère qu’il n’a jamais écrit d’œuvre dans sa vie, n’en demeure pas moins qu’aucune référence coranique ne pouvait être décortiquée au niveau de Djoloff sans son intervention et c’est ainsi que Mame Isma Gadji disait que Rahmane assimilait tout ce qu’il voyait avec autant de facilité. Il traduisit le coran trois fois dans sa vie en présence de son compagnon Momar Rokhy Gadji et de Mor Gaye Gadji ainsi que quelques-uns de ses disciples dont Demba Terly, Amath Ndoussé…

    Sur le Processus d’affiliation de la Tarikha Tidjane ainsi que de La Fayda de Cheikh Ibrahim (RTA)
    L’illustre Tafsir Abdou entra dans la Tarikha Tidjane par le biais de son père Diangane Mangane qui fut un disciple de Serigne Babacar Diama Niang de Kholkhol (village environnant de Nguith) et ce dernier tira sa légitimité sur l’illustre El hadji Malick Sy (RTA). Ce personnage incontesté par ses amis, ses voisins, sa famille et les villages environnants, fut choisi avec ses deux compagnons que sont EL Hadji Momar Rokhy GADJI et EL Hadji Samba Bineta Coundoul, par Mawlana Cheikh Ibrahima Niass (RTA) pour assurer la continuité de la fayda au niveau de Djoloff. Son compagnonnage avec Momar Rokhy Gadji ne fut entaché d’aucune irrégularité et les témoins oculaires et auditifs de ce beau parcours peuvent en témoigner davantage.
    Auparavant, Tafsir Abdou, avait déjà pris le Wird de la Tidjaniya via son père qui ce dernier était affilié à la famille de EL Hadji Malick Sy et sur les voies de la fayda de Cheikh Ibrahim par El hadji amadou Sarr Niass (qui est l’oncle de EL hadji Abdoulaye Niass, l’ainé de Cheikh Ibrahim Niass) au même titre que El Hadji Momar Rokhy Gadji. Ainsi, sa trajectoire reste soudée avec celle de El hadji Samba Bineta et de El hadji Momar Rokhy Gadji lesquels compagnons restent fidèles sur des enseignements de bases établis par leurs parents et une grande partie par Maolana Cheikh Al Islam.
    Par le biais de Cheikh Alioune Cissé qui assurait le secrétariat de la Fayda de Cheikh Ibrahima Niass (RAT), Tafsir Abdou Obtint sa qualité de Moukhadame (idjaza) sur ordre de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass et c’est ce qui lui a permis d’animer des évènements religieux à l’époque, des prêches sur le prophète Mohamed ou l’éducation de certaines œuvres islamiques comme le Rissala ou le lahdariyou. Il fut au côté de Momar Rokhy Gadji le bras droit de ce dernier et assura la rédaction de toutes les lettres en destination de Maolana Cheikh Ibrahim. Il a eu à enseigner en son temps, les écrits de El Hadji Malick Sy (RTA) en l’occurrence des ouvrages comme le Miimiya de ce dernier tout comme le Sadjaratoul Khoulob.
    En dehors de ces facteurs personnels de Tafsir Abdou, il a eu à entretenir des relations saines avec des personnes en dehors du village de Nguith. A ce titre, on peut citer EL hadji Babacar Cobar de Linguere, Massaer Sakho de Doundodji (village environnant de Nguith) dont ce beau compagnonnage est toujours d’actualité comme le témoigne un de ses petits-fils (Abdou Mangane), Père Djigal de Gassé et j’en passe. C’est par la suite que Tafsir Abdou commença à devenir l’une des personnes les plus connue dans ce terroir. Sans doute, la personne de cette trempe, que constitua Tafsir Abdou , faisait l’unanimité à travers ses exposés, son éducation et sa personnalité ne souffrait d’aucune contestation de la part de ses semblables.
    Son ami, son frère, son compagnon dans la fayda Tidjane Momar Rokhy Gadji témoigna devant tout le monde le caractère absolu de la bonté de Tafsir ainsi que la véracité de sa connaissance en passant par son engagement à répandre la fayda dans tous les compartiments du Djoloff.
    Hélas le 06 Octobre 1995, Tafsir Abdou quitta ce bas monde laissant derrière lui une perte immense de toute la Oumma islamique. Une disparition qui restera à jamais un coup dur sur toute la communauté du djoloff et une multitude de témoignages déversa ce jour sur sa personne. Le coran perdit de facto un de ses grands défenseurs et la sounna, un moteur. Tafsir ABDOU RAHMANE MANGANE, Que son âme repose en paix et que le bon Dieu continue de mettre sa palette sur ses œuvres et sa mission sur terre.


    Précision
    Ceci, n’est qu’une partie de la vie et de l’œuvre de Tafsir Abdou. Nous tenons à rappeler que les grandes lignes de la vie et l’œuvre de Tafsir Abdou Rahmane Mangane revêtent une authenticité et ce texte n’engage que son auteur et les différentes suggestions seront les bienvenues.
    Abdou
    Abdou Rahmane Mangane ; Toulouse,France ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!

    Qui est ce personnage ?
    L’homme était d’une dimension très importante et d’une humilité avérée au sein de la communauté du Djoloff . EL hadji samba Bineta Coundoul fut l’un des piliers de la Fayda de Cheikh Al Islam EL hadji Ibrahim NIASS (RTA) dans le Djoloff. Il fut un homme pieux, un fervent disciple et éducateur dans la Oumma islamique justifié par sa posture et son apport dans l’instauration de la fayda dans ladite communauté. Il fut aussi un maitre de l’enseignement coranique au même titre que Mame Mor gaye Gadji . Il dirigea les cinq prières de la mosquée à l’exception de la prière du Vendredi, de l’Eid El Kébir et de l’Eid El fitr dont se chargeait le Cheikh Lui-même à savoir Baye Gadji . EL hadji Samba Bineta Coundoul fut donc l’imam de la grande mosquée de Nguith pendant plusieurs années. Il a fait ses premiers pas en études coraniques et des études approfondies à Diagaly Chez El hadji Amadou Coumba Mbow . Il obtint une très grande partie de ses connaissances par le biais de ce dernier avant son retour définitif à Nguith pour participer à l’instauration de la Fayda Tidjane . L’homme fut un grand travailleur dans le domaine de l’agriculteur et c’est cette activité qu’il exerça parallèlement avec le métier de vannier tout comme Tafsir Abdou Rahmane et beaucoup de notables du village. A la suite d’une récolte après avoir terminé l’hivernage, il finança son pèlerinage dans le lieu saint de l’Islam par bateau en 1958 rien qu’avec le fruit de son travail. C’est dire que la dimension de l’homme dans l’accomplissement des piliers islamiques revêt d’une exemplarité indiscutable comme il a eu à le faire de son vivant avec l’imamat. Cette fonction, El hadji Samba Bineta a eu à l’occuper pendant plus de trois décennies sans aucune faille et les personnes averties à l’époque l’ont témoigné de son vivant.

    Filiation
    EL hadji Samba Bineta Coundoul, fils de Birane Atta et de Khoudia Dieumba Coundoul, a vu le jour en 1910.

    Ses femmes & enfants
    Awa Maka Gueye (décédée), elle était la mère de Fatou samba (décédée), de Khoudia Gass, de Ndeye Marame et de Ngoné Coundoul. Khady Awa Coundoul (décédée), elle avait une fille nommée Khady baba Coundoul décédée à bas âge.
    Coumba Sané Dieng (décédée), mère de Penda Mamba, de Mame Ibra Coundoul (actuel Vice-imam de la grande mosquée de Nguith, de Coumba Seyni, de Pape Dieng et de Omar Coundoul Mame Faty Guissé qui vit actuellement à Thiés Chez son fils, elle est la mère de Ousseynou, de Awa Maka et de Baye Birame Coundoul. Ce fut par la suite qu’EL hadji Samba Bineta Coundoul eut pris Khoudia Guéda Mangane (décédée) et Fatou Faye Mar comme épouses dans les dernières années de sa vie.

    text Elhadji Samba binta

    Son rôle dans la Fayda de Cheikh Ibrahim Niass (RTA)
    Tout comme ses deux compagnons que sont EL hadji Momar Rokhy Gadji et de Tafsir Abdou Rahmane Mangane, EL hadji Samba Bineta Coundoul a reçu sa Lydiassa (titre qui confère le statut de Moukhadam) auprès de Cheikh Ibrahim Niass . Ainsi, il accepta de travailler avec Baye Gadji et Tafsir à la suite des propositions de ces derniers et lequel compagnonnage fut béni par Maolana Cheikh Ibrahim Niass (RTA). C’est ce qui se traduit par un compagnonnage accru et qui devient un exemple partout dans le terroir du Djoloff. Il eut l’humilité de servir les fidèles de la mosquée de Nguith et dans le même sillage il participa au rayonnement de la fayda avec El Momar Rokhy Gadji et de Tafsir Abdou. Son compagnonnage avec ces deux amis constitua un exemple dans le Djoloff.

    EL hadji Samba Bineta quitta ce bas monde
    En 1986, EL Hadji Samba Bineta quitta ce bas monde laissant derrière lui un travail incommensurable. La fayda Tidjane sous la coupole de El hadji Momar Rokhy Gadji perdit de ce fait un des piliers majeurs et Samba Bineta fut sans doute un symbole de l’Islam, de la Sounna et de la Charia. Un musulman, un éducateur, Imam Samba laissa derrière lui un vide total à deux compagnons y compris de El Hadji Daouda Gueye au niveau de la mosquée de Nguith. Imam Elhadji Moda Coundoul le remplaça et dirigea la mosquée pendant plusieurs années également avant que l’actuel imam Elhadji Baba Coundoul prenne la relève. (pour plus de détail voir rubrique grande mosquée) Son travail, son abnégation et sa volonté de faire de l’Islam un comportement ont servi l’immense majorité des fidèles de la mosquée ainsi que de la fayda Tidjane. Que son âme repose en paix et Qu’Allah soubhana wa tallah lui accorde sa miséricorde.

    Abdou
    Abdou Rahmane Mangane ; Toulouse,France ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Parcours d’un homme aux hautes stations spirituelles compagnon d’ El Hadji Momar Rokhy Gadji « Baye Gadji » jusqu’ici inconnu. Discret, généreux, calme saint et pieux tel est l’image d’El Hadji Samba Nosso Coundoul. Né à l’aube du 20 ème siècle (1908) dans les confins du Djoloff, (Nguith) un village niché dans la région de Louga. Il est le fils de Nosso simal et d’El Hadji Mbow Coundoul imam, maître coranique et chef de village. L’homme est d’une lignée noble, vertueux et croyant. Il était un détenteur d’un immense savoir et maîtrisait le coran dont il fut un éminent exégète. Il fit sa formation religieuse auprès de son père qui lui inculqua toutes les valeurs de l’islam. Ce fidèle compagnon et bras droit d’EL Hadji Momar Rokhy Gadji dit « Baye Gadji » fit l’un des premiers fonctionnaires du village. De son vivant cheikh ha Seydi El Hadji Samba Nosso Coundoul est celui qui a incarné au plus haut point et a porté très haut le drapeau de l’intuitive du soufisme « Ma’rifa » dans le Djoloff aux côtés de son ami compagnon et cheikh El Hadji Momar Rokhy Gadji dit Baye Gadji. Il était détaché de tout plaisir mondain. Les principes auxquels il tenait comme à la prunelle ses yeux figurent en bonne place la défense de « la tarîqa tidjaniya », de la «fayeda Ibrahimiya», mais aussi à l’honneur de tout un village. Son ami et inconditionnel compagnon avait l’habitude de l’appeler «Bosse». En effet il finançait tout ce qui était déplacement de Nguith vers médina Baye durant les périodes de gamou. Très dévoué au service de sa communauté mais aussi fidèle aux principes de servir son guide Baye Gadji. Samba Nosso Coundoul reçu la tarîqa au même titre que ses amis (El Hadji Samba Binta, tafsir Abdou Rahmane Mangane) des mains de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass qui leur intime l’ordre d’être unis toute leur vie derrière un homme Baye Gadji. Ils n’ont jamais été en désaccord avec ce dernier. Samba Nosso Coundoul maîtrisait l’essentiel des connaissances islamique pour ne pas dire toutes. Il était un véritable fédérateur, à la fin de son service aux eaux-et-forts il ambitionne d’accomplir le cinquième plier de l’islam et se lança dans le voyage pour les lieux saint. Arrivé à Marseille il sut que son guide est à bord du Bâteau, s’empresse de le voir et lui donna des cure-dents « nép nép » ce dernier en prend un et lui dit : « donne le reste à Baye Gadji» il se hâte de retourner dans sa cabine pour faire part à son ami venu de Linguère que lui va rentrer sain et sauve dans son Nguith natal. Un vrai « souffie » qui savait lire entre les lignes. EL Hadji Samba Nosso Coundoul mourut à Nguith en 1993 à l’âge de 85 ans et fut enterré dans les cimetières. Ce qui avait suscité de vive polémique à l’époque. Un enterrement riche en «karama»
    Ibrahima
    Ibrahima NDIAYE ; (Besançon, France) ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Parler de Mame Mor Gaye Gadji est un exercice difficile, tant l’homme était exceptionnel à tout point de vue. Ce Grand Soufi était le prototype même du Grand Maitre coranique. C’était un homme à la foi profonde et pure, un homme dont la croyance et l’adoration sont basées sur les enseignements du Coran et de la Sounna. Une vraie étoile musulmane qui scintille sous le firmament de la Vertu.
    Qui est Mame Mor Gaye Gadji ?
    A cette question d’apparence anodine, beaucoup seraient bien en peine d’y répondre. Et pourtant !

    L’HOMME
    Mor Gaye Gadji, ibn Saliou, ibn Ababacar, ibn Makhèt Gadji est le fils aîné de Mame Saliou et de Mame Faniang Mare . De par son père, il est de la noblesse foutankobé , un Thioubalo (Soubalo au pluriel (pêcheurs)). En effet, Mame Mor Gaye , comme tous les Gadji, fait partie du groupe des castes d’autorité que sont les Sebbé (guerriers), les Toroobbé (détenteurs de l’autorité religieuse), les Jaawambé (conseillers avertis des Toroobbé) et le groupe des Soubalbé (formé des Soubalo (pluriel de Thiobalo)), lesquels, en leur qualité de maitres incontestés des eaux (Jaaltaabé), forment le quatrième élément de l’encadrement social toucouleur. Mame Mor Gaye Gadji avait trois épouses : Mame Ami Rokhy Gadji, Mame Alimatou Thiobane et Mame Arame Kouta . Il avait aussi des enfants, garçons et filles. Mais nombre de ses garçons portaient des noms de Prophètes (Cheikh Ahmed Tidjane Gadji (Mouhamed), Moustapha Gadji (Mouhamed), Naby (Mouhamed), Mouhamadou Lamine (Mouhamed) et Souhaybou (du nom de l’un des quatre Prophètes arabes cités dans le Coran). Mame Mor Gaye Gadji était agriculteur et Maître Coranique. Il repose aujourd’hui à Bakhiya , dans la ville sainte de Bamba . Ô Touba, la cite bénite de Bamba, Ô Touba, lieu d’attirance des vertus d’honorabilité et d’attirance des bienfaits, Ô Touba, lieu qui préserve du mal et écarte le préjudice ! Réjouis-toi de la Grâce qui te fut accordée le jour où tu reçus Mor Gaye Gadji , une faveur que n’a obtenu aucun autre lieu.

    SA FORMATION
    C’est à très bas âge que Mame Mor Gaye Gadji est allé apprendre le Coran auprès de son homonyme et marabout, Serigne Mor Mbaakhé Gaye , à Ngayène (environ 4 km de Nguith). Il y était avec ses frères Mouhamadou Lamine et Abdoulaye . Il a côtoyé dans ce Daara les fils du « Khaali » (juge en droit islamique) du Bourba Djoloff que sont Serigne Mor Diama Gaye Gadji (premier Khalif de Serigne Mor Mbaakhé Gaye), Serigne Cheikh Gaye (deuxième Khalif de Serigne Mor Mbaakhé Gaye) et Serigne Mamoudou Gaye (communément appelé Serigne Maama, troisième khalif de Serigne Mor Mbaakhé Gadji). A Ngayène , Maam Mor Gaye Gadji étonnait par son aptitude à assimiler les enseignements et par sa droiture. A la mort de Mame Mor Mbaakhé Gaye , Mame Mor Gaye Gadji alla à Diamal dans le Saloum, la cité de Serigne Abdou Cissé, une référence dans l’enseignement islamique au Sénégal, pour parfaire son apprentissage auprès de Tafsir Abdoulaye Cissé . A Diamal, Mame Mor Gaye Gadji va approfondir sa connaissance de la culture islamique, du Tawhid et du Tassawouf , avant de revenir en Soleil pour éclairer la voie de la Vérité.

    SON OEUVRE
    Mame Mor Gaye Gadji a consacré toute sa vie à l’étude et à l’enseignement du Coran . Largement méconnu du public, il aurait dû pourtant être surnommé l’homme du Coran. Une journée d’hommage devrait lui être consacrée chaque année, une journée de Grâce, de récital du Saint Coran, de « Berndé ». Personne ne mérite une commémoration autant que lui à Nguith , parce qu’il a fait plus que tous dans la diffusion des Ecritures Saintes. Les gens avertis ne me démentiront pas. Au cours de cette commémoration, le souvenir et l’empreinte qu’a laissés Mame Mor Gaye Gadji, ce géant anonyme de la pensée islamique et maître de la discrétion, seraient revisités par ses anciens élèves encore en vie ; ses contemporains viendraient témoigner de leur contact avec l’homme. Les jeunes connaitraient alors mieux l’homme, le « Fóóré », et pourraient s’en servir comme modèle, comme référence. Même s’il y avait à l’époque trois autres Daara (celui de Mame Momar Rokhy Gadji communément appelé aujourd’hui Baye Gadji , celui de Mame Samba Bineta Coundoul et celui de Tafsir Abdou Diangane Mangane ) à Nguith, force est de reconnaître que sur 10 nguithois sortis des Daara, les 7 sont passés par l’école de Mame Mor Gaye Gadji ou par celui d’un de ses anciens élèves. Les autres maîtres coraniques n’hésitaient pas à confier à Mame Mor Gaye Gadji certains de leurs talibé pendant la saison sèche. C’est dire la confiance que les autres maîtres coraniques avaient de Mame Mor Gaye Gadji. Homme de science, personne ne peut douter de l’engagement de Mame Mor Gaye Gadji pour Nguith . Il était conscient, je dirais même qu’il avait une haute conscience de sa responsabilité dans l’avenir de la jeunesse nguithoise. Il n’y a pas un seul de ses anciens élèves qui ne reconnait pas les qualités de pédagogue du fils de Saliou. Il tirait ses qualités de pédagogue de ses maîtres, Mame Mor Mbaakhé Gaye de Ngayène et Tafsir Abdoulaye Cissé de Diamal , de son amour du savoir, de sa connaissance des Saintes Ecritures. Il était Haalim. Il était Haafis.

    Mame Mor Gaye, L’ASCÈTE
    Mame Mor Gaye Gadji donnait l’impression de venir d’un autre monde dont il avait la nostalgie. Il aimait un autre monde qui n’était pas ce bas monde. Il était un croyant accompli et un génie intellectuel. Et pourtant, il était très effacé. Il ne parlait jamais de lui. Par pudeur sûrement. Mame Mor Gaye Gadji était un maître de modestie qui ne cherchait jamais à avoir de l’ascendant sur les autres. Il étonnait par son courage, son endurance et sa rigueur ascétique dans l’enseignement du Coran. En témoigne le nombre inégalé de ses talibé devenus aujourd’hui des Maitres. Mame Mor Gaye Gadji , tu as été un Soleil qui a éclairé la voie de la Vérité, Sois rétribué par notre Créateur, pour la tradition de l’Elu, meilleure créature ! Sois élevé au-dessus de tes compagnons ! Mon Dieu , pardonne à Mame Mor Gaye Gadji et place-le à un rang élevé, parmi ceux qui ont été guidés. Sois son remplaçant auprès des membres de sa famille qui sont demeurés en vie ! Pardonnes-nous, ainsi qu’à lui, Ô Maître des mondes, et fais de sa tombe un endroit spacieux et lumineux! Amen.

    Cheikh
    Cheikh Anta Gadji ; Dakar, Sénégal ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Parler de Mouhamadou Lamine Gadji est un exercice difficile pour nous. Et cela pour au moins deux raisons : d’une part, nous sommes la chair de sa chair et, d’autre part, ce saint homme a tiré sa révérence l’année même de nos vingt ans. Vingt ans, trop peu pour cerner l’être qui se cachait dans ce corps. Nous allons quand même essayer, pour la postérité, de partager un peu de la vie de cet homme, une vie pleine et entièrement dévouée au Créateur. Une vie difficile à cerner pour l’homme ordinaire que nous sommes pour deux raisons : Mame Lamine (comme l’appelaient ses petits-fils) est un homme d’une autre dimension, ensuite parce que l’homme ne s’est pas dévoilé pour que les simples d’esprit comme nous puissent le connaître. Donc, nous n’avons pas la prétention de tout connaître de Mame Lamine. Aussi, nous demandons votre indulgence de ne pouvoir dire que peu de choses sur l’homme, mais suffisamment, nous l'espérons, pour que les jeunes comprennent. Mame Mouhamadou Lamine Gadji était un homme exceptionnel à tout point de vue, un homme alliant Droiture et Sainteté, un homme au cœur purifié et paré des meilleures vertus. Un homme dont la Sainteté n’est plus à démontrer, un Ami d’Allah (Waliyou) par la Grâce d’Allah. C’était un homme à la foi profonde et pure, un homme dont la croyance et l’adoration sont basées sur les enseignements du Coran et de la Sounna. Une vraie étoile musulmane qui scintille sous le firmament de la Vertu.

    QUI EST MAME LAMINE ?

    Question difficile à répondre, tant Mame Lamine était un homme d’un autre monde, d’une autre dimension. Mame Lamine, c’est la Sainteté, la Générosité, la Droiture faites Homme. Le Soufi au sens noble du terme. Une des fiertés de la descendance de Makhèt Gadji (ancêtre des gens de patronyme Gadji de Nguith).

    L’HOMME
    Dans l'existence de chaque communauté, il y a des hommes que la mémoire humaine et la conscience populaire inscrivent de façon indélébile dans le registre de l'histoire. Chaque communauté a ses meilleurs fils, ses meilleurs serviteurs, ses références. Pour Nguith en général et pour Gadjiène en particulier, Mouhamadou Lamine Gadji en faisait partie. Selon Ghazali, le fait de donner le nom d’un Saint qui a rencontré l’agrément d’Allah à son enfant est un moyen de faire rejaillir sur lui l’hora de l’homonyme et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l’ont distingué aux yeux de Dieu. Mame Saliou (père de Mame Lamine) a donc eu la " main heureuse " en donnant à ce fils, né vers 1904 à Nguith (Guént-ba, ancien site), le nom de Mouhamoudou Lamine (Mouhamed Al Amine). Nom prédestiné s’il en est, Mouhamed signifiant « digne de louanges » et Al Amine se traduisant par «le digne de confiance ». Mouhamadou Lamine, ibn Saliou, ibn Ababacar, ibn Makhèt Gadji est le fils aîné de Mame Saliou et de Mame Faty Khady Coundoul. De par son père, il est de la noblesse foutankobé, un Thioubalo (Soubalo au pluriel (pêcheurs)). En effet, Mame Lamine, comme tous les Gadji, fait partie du groupe des castes d’autorité que sont les Sebbé (guerriers), les Toroobbé (détenteurs de l’autorité religieuse), les Jaawambé (conseillers avertis des Toroobbé) et le groupe des Soubalbé (formé des Soubalo (pluriel de Thioubalo)), lesquels, en leur qualité de maitres incontestés des eaux (Jaaltaabé), forment le quatrième élément de l’encadrement social toucouleur. De part sa mère, Mame Lamine est le petit- fils de Mame Khady Diankha, sœur de Mame Astou Diankha ; de ce fait, Mame Lamine est donc un neveu de El Hadji Ibrahima NIASSE, Vivificateur de la Fayda Tidjaniya. Appelé affectueusement Amadou Lamine, Baye Lamine ou Mame Lamine, ce digne fils de Mame Saliou était l’époux de Mame Faty Gana Coundoul avec qui il a eu neuf bouts de bois de Dieu : Ada (décédé à bas age), Fallou, Alpha (décédé à bas âge), les jumeaux Mouhamadoul Kabir (du nom de Cheikh Ahmadou Bamba) et Maodo Malick (du nom de El Hadji Malick Sy, décédé à bas age), Ndèye Gana (de son vrai nom Seynabou), Séga, Abdoulaye et Cheikh Anta. Après une formation islamique réussie à Ngayène, Mame Lamine intègre le monde du travail, notamment du commerce. Il vivait du commerce à Joal, puis en Gambie. Il mettait à la disposition des vanniers Nguithois de Dakar des camions de feuilles de rôniers (ndone). Pendant l’hivernage, il revenait à Nguith pour s’adonner à l’agriculture. Mame Lamine était un homme beau et qui s’habillait bien. Il sentait toujours un doux parfum. Il était très posé. Il savait aussi sourire (mougne) pour mettre à l’aise ceux qui venaient à lui. Mame Lamine Gadji a tiré sa révérence le 17 Novembre 1987 à 14 heures 20 minutes à l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, à l’âge d’environ 83 ans. Il repose depuis à Touba à coté de son Maître et Guide, Mame Mor Mbaakhé Gaye, représentant au Djoloff du Serviteur de la Meilleure des Créatures. Ô Touba, la cite bénite de Bamba, Ô Touba, lieu d’attirance des vertus d’honorabilité et d’attirance des bienfaits, Ô Touba, lieu qui préserve du mal et écarte le préjudice ! Réjouis-toi de la Grâce qui te fut accordée le jour où tu reçus Mouhamadou Lamine, une faveur que n’a obtenu aucun autre lieu.

    SA FORMATION
    Comme ses frères, Abdoulaye Gadji et Mor Gaye Gadji, Mouhamadou Lamine Gadji est entré à très bas âge à l’école coranique de Ngayène. Dans ce temple du savoir fondé par Serigne Mor Mbaakhé Gaye, Mame Lamine s’était fait remarquer par son aptitude à assimiler les Saintes Ecritures, sa droiture et sa discrétion. Depuis le Daara, Mame Mouhamadou Lamine Gadji, comme ses frères Abdoulaye et Mor Gaye, avait déjà inscrit sa démarche sous le signe de l’Istikhama, cette droiture sous-tendue par la mesure, l’équilibre et qui est la marque distinctive des Hommes de Dieu. C’est dans ce temple du savoir que Mame Lamine a côtoyé les fils du « Khaali » du Bourba Djoloff que sont Serigne Mor Diama Gaye, Serigne Cheikh Gaye et Serigne Mamoudou Gaye (communément appelé Serigne Maama). Il a beaucoup aidé les enfants du sage de Ngayène (Serigne Cheikh et Serigne Maama surtout) à parfaire leur formation islamique. Cette épisode de sa vie explique pourquoi Serigne Cheikh Gaye, devenu Khalif de son père, ne voyait en Mouhamadou Lamine Gadji un disciple de son père, mais son Maître à lui. A Ngayène déjà, ceux qui l’ont côtoyé savaient que Mame Lamine avait quelque chose de spécial, de particulier. Il ne maîtrisait pas seulement les Saintes Ecritures, il connaissait leurs secrets.

    L’ASCÈTE, LE SOUFI
    Mame Lamine est un homme qui a inscrit sa vie sur un registre si extraordinairement élevé, qu’il est absolument impossible, pour l’homme ordinaire que nous sommes, d’imaginer la dimension spirituelle de l’homme, la profondeur de son engagement pour l’Islam, son peu d’attachement à ce bas monde, son insondable renoncement aux choses terrestres et son immense don de soi.
    La dimension spirituelle de Mame Lamine ne peut être perçue que par les Amis d’Allah (Al Awliya), parce qu’il était des leurs. Elle ne peut être perçue par la réflexion rationnelle, car elle est supra-humaine. Mame Lamine Gadji donnait l’impression de venir d’un autre monde dont il avait la nostalgie. Il aimait un autre monde qui n’était pas ce bas monde. Il était un croyant accompli et un génie intellectuel. Et pourtant, il était très effacé.
    Mame Lamine était un maître de modestie qui étonnait par son endurance, sa rigueur ascétique dans l’observation stricte de la Charia et de la Sounna.
    Mame Lamine était d’un grand charisme. Il avait le caractère idéal du musulman à la fois distinct et équilibré. Honnêteté, Politesse, Décence, Discrétion, Droiture, Travail, Maîtrise des Saintes Ecritures, tels sont les enseignements à tirer de cet homme hors du commun.
    Son désire constant de se rapprocher d’Allah fait que Mame Lamine vivait souvent en retraite spirituelle (kheulweu). Pendant ces périodes, personne ne pouvait le voir. Pas même les membres de sa famille. Chaque jour, on glissait sous la porte de l’eau et un peu de nourriture. Il vivait toujours à jeun. Il ne sortait pendant ces périodes que pour la prière du Vendredi. Et quand il sortait, on ne voyait que ses yeux. Il a réussi à avoir cette place qu’il voulait tant : être parmi les Amis d’Allah (al Awliya).

    MAME LAMINE, LE SERVITEUR
    Tout en Mame Lamine est exceptionnel. Il était crédité du don de Dieu de voir se réaliser toutes les prières qu'il formulait, comme s'il donnait des ordres aux éléments. Les exemples sont nombreux pour attester de ce don. Combien de fois a-t-il soigné des malades mentaux et autres ? Combien de fois a-t-il soigné des possédés.
    Nous nous souvenons aussi d’une scène surréaliste avec ce jeune qui était donné pour mort. Ses parents l’avaient amené auprès de Mame Lamine car il était très mal-en-point. Malheureusement, Mame Lamine était à Darou, le village de son père derrière Mboul, pour se recueillir sur la tombe de Mame Saliou. On demanda alors à Cheikh Coura Gadji de monter un cheval et d’aller appeler Mame Lamine. Informé de la situation, Mame Lamine demanda à Cheikh Coura de retourner à la maison avec le cheval. Mais Cheikh Coura lui fait comprendre que le cheval, c’était pour lui permettre de rentrer le plus rapidement possible car tout le village l’attendait. Mame Lamine déclina l’offre et rassura Cheikh Coura, depuis Darou, que l’enfant n’est pas mort. Il lui dit qu’il rentrera quand il en aura fini avec ce pourquoi il est venu à Darou. .
    A son arrivée à la maison, alors que les gens pleuraient le « mort », Mame Lamine a simplement pris sa bouilloire, fait ses ablutions, se rapproche de l’enfant. Il verse sur l’enfant l’eau qui restait de la bouilloire et l’enfant s’est levé comme s’il ne lui est jamais rien arrivé. Cet enfant, devenu aujourd'hui adulte, est aujourd’hui en Italie.

    Et des cas comme ça font légion. Tout ceci pour vous dire que Mame Lamine était un cadeau de Dieu fait à Nguith. Mame Mouhamadou Lamine Gadji, tu as été un Soleil qui a éclairé la voie de la Vérité, Sois rétribué par notre Créateur, pour la tradition de l’Elu, meilleure créature ! Sois élevé au-dessus de tes compagnons ! .
    Mon Dieu, pardonne à notre parent Mame Lamine Gadji et place-le à un rang élevé, parmi ceux qui ont été guidés. Sois son remplaçant auprès des membres de sa famille qui sont demeurés en vie ! Pardonnes-nous, ainsi qu’à lui, Ô Maître des mondes, et fais de sa tombe un endroit spacieux et lumineux! Amen.

    Cheikh
    Cheikh Anta Gadji ; Dakar, Sénégal ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Né en 1920, El Hadji Mamadou Rokhy Gadji ou Baye Mamadou est le benjamin d'une fratrie de six enfants . Fils d'Alpha Rokhy Gadji et de Rokhy Maty, il fut initié à l'école de la vie, à l'apprentissage du Coran et à son exégèse (tahwil) à bas âge par ses deux frères Isma Rokhy Gadji et El Hadji Momar Rokhy Gadji dit Baye Gadji, premier moukhadam de Baye NIASS dans le Djoloff. Jeune, El Hadji Mamadou connu pour sa franchise, sa rigueur et sa générosité, il est responsabilisé par ses aînés pour qu'il s'occupe de l'éducation de ses enfants et de ses nièces et neveux. Dans la droiture, il ne faisait pas de distinction entre ses enfants et les autres. Il les mettait tous dans les mêmes conditions et veillait sur la conduite de tout un chacun. Il n'avait jamais incarné la théophanie, le travail était son sacerdoce. Il avait ses yeux rivés sur son frère Baye Gadji après que ce dernier ait été implanté à Djoloff par Baye NIASS suite à son ouverture et à son engrenage dans la fayda tidjaniya. Cultivateur, maçon, puisatier, El Hadji Mamadou Rokhy Gadji, de Dass Ngourou à Guént-ba jusqu'à Nguith, faisait partie de ses puisatiers qui creusaient les puits à côté de Imam Moda Coundoul pour éradiquer la soif dans sa localité. Sur le plan agricole, il cultivait de vaste champs en compagnie des talibés (Dame Mbao Coundoul, Demba Coura, Séga Coundoul, Gora Ndiaye...) pour mettre à l'abri des besoins son guide et frère El Hadji Momar Rokhy Gadji. Chambellan dévoué à la tâche, il s'érigeait en barrage face aux obstacles pour le rayonnement de la fayda-ibrahimiya que portait sur les épaules son frère Baye Gadji. Humaniste, il distribuait des enveloppes aux nécessiteux et apportait son aide à tous les habitants de Nguith sans exception. Bâtisseur, il construisit les premières maisons du village de Nguith avec Demba Fama, Abdou Rahmane entre autres suite au départ de Guént-ba (ancien site). En août 1993, il succéda son frère et devint le premier Khalif de Baye Gadji jusqu’à son rappel à Dieu en 2008. Ainsi, il entreprit de vastes chantiers à Nguith avec la construction du mausolée, d'une morgue, la rénovation de la grande mosquée...Il eut reçu de l'Etat du Sénégal l'ordre national du mérite de par ses œuvres accomplies. Il faut aussi noter qu’El Hadji Mamadou Rokhy Gadji avait effectué le pèlerinage à la Mecque deux fois et il fut guérisseur et protecteur mais aussi un chasseur guerrier qui soignait avec facilité toutes sortes de fractures par la grâce de Dieu. Il quitta ce bas monde au mois d'Août 2008 tout comme son frère et maître El Hadji Momar Rokhy Gadji.
    Birame
    Birame Koundoul ; Dakar, Sénégal ; mars 2020
  • Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.
    Que la Paix et le Salut soient sur le Prophète Mohammad, sur sa Famille, sur ses Compagnons et sur toute la Communauté musulmane.
    Ô! Mon DIEU! Accorde à jamais la Paix, le Salut et la Bénédiction à nos disparus et à leur descendance, par considération pour Ton Essence Sublime, Ô! Toi l'Unique!
    Demba Taraly Mare fils Amath Samba Mare et de Mariama Tounkara connu sous le nom de Taraly est né vers 1921.
    Ses frères et sœurs Djiléne et Daouda Thiobane et Anta Mare. Ses cousins Baba Maty Mangane Boury Math et Khady Mare mère de Amath ndousse.
    De par sa mère il est parenté avec les familles Ndiaye Diankha. De par son père il est le descendant de Demba Math dont le père venait de Ouarkhokh pour se convertir à l'islam. D'ailleurs il porte le prénom de son ancêtre.
    Ses amis étaient Dame Béye, Amadou Ramata, khaly Athie. Disciple inconditionnel de Abdou diangane mangane ; Hariff incontesté il rencontra baye lors de sa tournée à Saint Louis.
    À la question de Baye NIASSE pour connaître qui était le plus âgé d'entre les Djolof Djolof de Saint Louis le jeune Demba répondit en ces termes : si on tient compte du nombre des années vécues je suis certes le plus jeune mais si on parle de gnostiques et de soufisme dans la connaissance de Dieu je suis le plus élevé en rang.
    Alors Baye lui répond que c'est toi que je cherche. Sa mort fut annoncée par Baye Niasse à Mor Gaye Gadji dans un rêve éveillé lui demandant de dire à Demba Taraly d'assister au gamou de 1985 parce qu'étant son dernier gamou. Il était durant toute sa vie le muezzin attitré de Baye Gadji. Avec Ountou Beye ils étaient les Cheikhou wasrou des nouveaux magnsoop.
    NOTE : Ceci n’est qu’un sommaire sur Mame Dema Teraly Mare. L’auteur nous promet d’en revenir plus largement.
    Ass
    Ass Mare ; Dakar, Sénégal ; mai 2020
  • Un village au reflet d'une commune

    Nguith, un village qui regorge autant de richesses et d’essors tant, sur le plan démographique, culturel, social et cultuel.

    Doté d’un fort potentiel de ressources humaines, le village compte des cadres de haut niveau, des médecins, d’ingénieurs (énergétique, informatique, génie civil, électronique, mécanique...), de commerçants, d’enseignants, de professeurs d’universités, d’étudiants, d'artisans, d’ouvriers qualifiés, d’artistes etc.

    Dans le terroir du Djoloff, ce village constitue une exception au niveau de ses infrastructures de bases, de son évolution démographique ainsi que de son essor économique et social et sert de référence aux zones environnantes.

    Le village de Nguith a de ce fait, très tôt éradiqué les facteurs bloquants relatifs aux problèmes sociaux de bases notamment l’eau, l’électricité, écoles (maternelle, primaire et collège), centre de santé.